Depuis quelques années, la santé mentale est un thème récurrent au niveau sociétal. La pandémie a accentué cette tendance, avec son lot de recommandations, face au constat d’une morosité ambiante croissante. La santé des étudiants fait l’objet d’une vigilance particulière avec des études dressant des constats préoccupants. En 2023, Mélissa Macalli, chercheuse à l’université de Bordeaux, rapportait que sur son campus, un étudiant sur trois aurait, au cours de son cursus, des pensées suicidaires, et que 41% présentaient une dépression modérée à sévère. Pour rappel, la santé mentale est liée à des facteurs génétiques, psychologiques (histoire de vie de la personne), et sociétaux. L’hygiène de vie en est le socle (des études montrent qu’un bon sommeil, des repas réguliers et une activité physique quotidienne, réduisent de 30% le risque de développer des troubles psychiques chroniques).
Peu de données existent sur la santé mentale des artistes. Dans la littérature, le cirque et le théâtre, la folie est mise en exergue, façonnée, décortiquée, exposée, dénoncée, enjolivée. Il est parfois difficile de distinguer l’homme de l’artiste tant certains artistes peaufinent leur « inquiétante étrangeté » sur scène et en dehors. Comme pour un grand nombre de professions, on entendra dire que les professionnels n’ont pas choisi le monde du spectacle par hasard (y-a-t-il tant de gens qui trouvent une vocation par hasard ? L’histoire ne le dit pas !). Sans doute que le monde du spectacle, par la pluralité de personnalités affirmées, étonnantes, déjantées, laisse la place à la marginalité que peut créer parfois la maladie mentale. Sans doute que des histoires de vie complexes suscitent l’envie de transmettre, partager, expliquer, dénoncer. Certains artistes utilisent la scène comme exutoire quand d’autres privilégient les divans (les uns dénonçant parfois les autres). Certains font de leur spleen l’ADN de leurs spectacles, quand d’autres mettent en avant leur exubérance, leurs névroses, leurs coups d’éclat. Certains sublimeront leur goût du risque en entamant un parcours d’équilibriste ou de voltigeur, quand d’autres assouviront leur besoin de reconnaissance par des « seul en scène ». Cependant, une santé mentale trop défaillante amène des troubles cognitifs, un manque d’énergie, une baisse de la motivation et de la création, parasitant de ce fait les compétences artistiques. Comme l’indique Léa Simonnet dans son article d’avril 2023, le mythe de l’artiste torturé et incompris dont la douleur est le terreau d’un sursaut de créativité, pèse aujourd’hui lourd sur la santé mentale des artistes. « Ce mythe qui suggère que plus la souffrance est grande, plus l’art est beau, que l’inspiration naît dans la douleur, et que prendre soin de soi, c’est enterrer un peu sa créativité », éloigne parfois les artistes des prises en charge, craignant « qu’aller mieux » se conjugue avec « créer moins ».
Comme évoqué, les causes des problèmes de santé mentale sont plurielles. J’aimerais aujourd’hui m’arrêter plus spécifiquement sur les enjeux des formations artistiques, notamment celles dispensées dans les grandes écoles. A mi-chemin entre le monde étudiant et le monde professionnel, il me semble pertinent de reprendre les critères des risques psycho-sociaux établis par le rapport Gollac. Ce rapport, à travers 6 catégories, répertorie les facteurs de risques en lien avec le travail pouvant générer stress, épuisement professionnel, burn-out. Je ne rentrerai pas ici dans le débat de l’intégration ou non des pathologies liées au travail dans les manuels de santé mentale. Cependant, il est indéniable que ces facteurs de risques influent sur la santé mentale globale, c’est pourquoi ils méritent notre attention.
- Intensité du travail et temps de travail
- La charge de travail est un facteur de stress et d’épuisement, que le travail soit physique ou cognitif. Devoir créer, être en représentation régulièrement, répondre à des « commandes » de créations tout en restant informé du monde environnant, sont des facteurs de risques. Afin de les maîtriser, une vigilance doit être portée sur l’amplitude horaire des journées de travail, sur le respect des temps de repos, mais également sur une certaine prévisibilité de l’emploi du temps (l’idéal étant qu’il soit stabilisé au moins 2 semaines à l’avance). Ces facteurs de risques incluent également le droit à la déconnexion sur les temps de repos. Des horaires qui varient du jour au lendemain devraient être l’exception et faire l’objet d’une consultation avec les étudiants. Notons que des horaires incertains ont un impact sur la prise de rendez-vous médicaux (qu’il est difficile de déplacer) ou paramédicaux (prendre rendez-vous avec une psychologue de manière régulière par exemple), mais aussi sur la possibilité de pouvoir travailler à côté (ce qui peut engendrer une précarité financière et donc facteur de risque additionnel). Les étudiants de l’école supérieure de musique de Bourgogne-Franche-Comté sont actuellement en retrait de la saison artistique pour des dysfonctionnements organisationnels majeurs (notamment en lien avec les plannings).
- Les horaires atypiques (travailler le soir, la nuit, les week-ends), considérés comme anti-sociaux, impactent la sphère relationnelle. C’est pourquoi, planifier des périodes de repos fiables, limiter l’extension de la disponibilité en dehors des plannings prévus, anticiper au maximum les changements de planning, sont des pratiques à promouvoir. Les étudiants se retrouvent parfois tributaires des contraintes de disponibilité mouvante de leurs intervenants (inhérentes au monde du spectacle), impactant leurs périodes de repos, leur vie sociale et la possibilité de prendre des RDV, notamment médicaux (un comédien regrettait d’avoir été radié de la patientèle de son médecin généraliste suite à trop d’annulations de dernière minute). Une attention particulière est également à porter aux étudiants ne disposant pas de logement seul (hébergé par la famille, en colocation, etc). Si cela est un rempart puissant contre l’isolement, c’est aussi un frein à des périodes de repos et d’isolement. Pouvoir réserver des espaces de travail isolés peut être une ébauche de solution.
- Les instructions contradictoires, la polyvalence, l’interruption dans le travail, sont autant de facteurs qui nécessitent une réflexion sur la répartition des « pouvoirs », la communication (prévoir des temps d’échanges réguliers), l’aménagement des locaux (afin d’avoir des lieux calmes et non passants).
- L’attention et la vigilance dans le travail : connaître des textes à la perfection, être en équilibre dans les airs, se concentrer sur de longues périodes, sont des facteurs d’épuisement. Tous les étudiants ne sont pas égaux dans leur capacité à travailler de longues heures. Prévoir des temps de pause, alterner des tâches physiques et des tâches plus cognitives, accepter des temps d’oisiveté (indispensables au repos), est essentiel afin d’améliorer la qualité de vie au travail (et de ce fait la productivité).
- Exigences émotionnelles
- Dissimuler ses émotions : sur scène, les émotions doivent être totalement maîtrisées ce qui demande de la retenue, une maîtrise de soi, le développement d’un « faux-self » qui sont énergivores. En parallèle, il est nécessaire de préserver des espaces où l’on peut être authentique (avec ses proches par exemple). La mise en place de permanences avec des psychologues, offrant des espaces neutres de répit et de réflexion, est une des options. Le dispositif « santé Psy Etudiant », mis en place en 2021, existe encore. Cependant, très peu de psychologues en sont informés et peu choisissent d’y être recensés (pour des questions financières). Dans ce contexte, certaines écoles font le choix d’embaucher, à leurs frais, des psychologues. L’idée d’une consultation de santé mentale (à l’image de la consultation de santé au travail) a été évoquée. Cependant, il faut être vigilant à ne pas tout psychologiser. La fluctuation de l’humeur au cours de la vie, si elle ne parasite ni la vie sociale, ni la vie professionnelle, est normale et ordinaire. Pour des étudiants avec des pathologies de santé mentale reconnues, il peut être pertinent de solliciter des sensibilisations de l’équipe enseignante afin d’agir en cohérence avec certaines particularités et d’adapter la pédagogie.
- Être responsable de la sécurité d’autrui : le travail d’artiste est un travail d’équipe. Les performances des uns dépendent de celles des autres. Le rôle des porteurs, des voltigeurs, revêt également une charge émotionnelle en lien avec la sécurité des autres circassiens.
- Utiliser ses émotions dans le cadre professionnel : l’histoire personnelle des artistes, régulièrement utilisée comme matière première dans les créations, engendre une implication personnelle et psychologique forte. Les artistes s’exposent à être crus ou remis en question, critiqués, niés, moqués, respectés. Ce matériel intime peut avoir sa place dans une logique de justice réparative, parfois thérapeutique ou cathartique. Cependant, le consentement à exposer des éléments autobiographiques est central. Que des étudiants choisissent de le faire (en étant préalablement informés des risques) est à distinguer d’injonctions d’intervenants malhabiles ou aux intentions perverses. Le Monde, dans un article de février 2023, dénonçait des méthodes pédagogiques brutales, toujours en cours dans certaines grandes écoles de théâtre, où des enseignants « considèrent qu’il faut « se faire mal » pour bien jouer, aller dans les choses enfouies et douloureuses ».
- Manque d’autonomie
- Autonomie dans la tâche : quelle latitude décisionnelle ont les étudiants ? De quelle autonomie disposent-ils dans la réservation de leurs espaces de travail, de leurs costumes, de leurs créations, de leurs instruments de travail ? Cette catégorie fait aussi référence aux processus de hiérarchisation et de validation des décisions prises (pour l’achat de matériel, la réservation de salles, la réservation des déplacements, etc).
- Autonomie temporelle : quels délais pour les différentes commandes ? Quel équilibre entre temps de travail guidé, temps de travail individuel ? Il s’agit aussi de limiter le nombre de projets en parallèle et de lisser la charge de travail sur l’année.
- L’utilisation et le développement des compétences de chacun : comment individualiser la formation afin que l’ensemble des compétences de chacun puisse être mis à profit. Certains artistes, maîtrisant plusieurs techniques, se voient contraints d’en privilégier une pour y exceller et avoir une chance d’intégrer de grandes écoles (notamment dans les classes préparatoires). La liberté de création, l’autonomie dans les propositions, permettent parfois de maintenir des acquis complémentaires. L’autonomie n’est pas synonyme de l’absence de contraintes (représentées parfois à tort comme l’espace ultime de création). De la contrainte naît d’autres formes de créativité. Il s’agit bien de les sélectionner de manière pertinente afin d’offrir des conditions de travail optimales aux étudiants.
- Rapports sociaux au travail dégradés
- Soutien de la part des autres étudiants : le collectif, part importante de la formation des artistes, protège et stimule mais peut aussi être source de malaise. Les promotions, souvent comprises entre 10 et 20 étudiants, offrent un espace de travail mais aussi de vie en collectivité. Les étudiants, du fait de leur mobilité pour intégrer les écoles, et de leurs horaires de travail, se retrouvent à évoluer en communauté restreinte passant par différentes phases. Si les premiers temps sont généralement marqués par une « lune de miel » où chacun se découvre et se nourrit des compétences d’autrui, arrive souvent une phase où le collectif est vécu comme pesant, pénible, oppressant. Des phénomènes d’ostracisation se dessinent au sein de certaines promotions amenant du mal-être chez les étudiants qui en sont victimes. Les derniers temps de formation, souvent colorés par l’euphorie de la fin des études, par des productions collectives, et par la nostalgie d’un chapitre de vie qui se ferme, ressoudent et dynamisent le collectif. Dans les phases de fragilité, des périodes de régulation sont nécessaires. Elles peuvent être menées par les intervenants de l’école (attentifs à ce qui se joue dans les groupes au quotidien) ou par des intervenants extérieurs (qui ont l’avantage d’être neutres mais ne saisissent pas la complexité des relations tissées au fil du temps). Il me semble également utile d’insister sur l’apprentissage, en soi, que constitue la vie de groupe, préalable nécessaire à la vie de troupe qui nécessitera aussi de vivre avec des gens que l’on n’a pas choisis, au rythme des tournées. Apprendre à prendre du recul, à formuler une critique constructive, à gérer des conflits interpersonnels, est une compétence à part entière de la vie artistique (rarement identifiée comme telle).
- Soutien de la part des intervenants et des directions des écoles : le soutien des intervenants et de la hiérarchie revêt une part d’implicite et de spontanéité dans la relation. Cette relation, dépendante des personnalités des intervenants et des élèves, est individuelle et ne peut être uniformisée. Le soutien passe avant tout par des temps de disponibilité et d’écoute (formels ou informels). Se tenir informé des projets collectifs et personnels de chacun, être à l’écoute des différentes problématiques, proposer des solutions tout en préservant l’indépendance de ces jeunes adultes et leur autonomie, sont des éléments clés de la réussite.
- Reconnaissance dans le travail : le concept de reconnaissance est complexe. Souvent galvaudé et réduit à des grilles salariales ou au nombre de compliments directement adressés aux artistes, il est en réalité plus intime et profond. Les études en psychologie du travail montrent que la reconnaissance dans le travail passe avant tout par une satisfaction personnelle et individuelle de la qualité du travail que l’on produit (et donc des conditions de travail dans lesquelles on évolue). Pour autant, avoir une direction et des intervenants disponibles, proposant régulièrement des retours sur le travail réalisé, assistant aux différentes représentations, sont des facteurs de protection additionnels dans le bien-être des étudiants. La reconnaissance passe aussi par la réputation des écoles, la notoriété des spectacles, le nombre de spectateurs, l’intensité des applaudissements clôturant les spectacles, les commentaires sur les réseaux sociaux. Ces derniers, centraux aujourd’hui dans la vie artistique, autant narcissisant que destructeurs, nécessitent de former les étudiants dans leur bonne utilisation, de mettre en place des modérations, mais aussi, si besoin, de pouvoir proposer des aides juridiques face à des déviances.
- Violence interne au travail : comportements sexistes, agressions sexuelles, pédagogies brutales, harcèlement moral, ont été largement dénoncés au cours des dernières années par la presse et par des collectifs comme Me Too Théâtre ou Balance ton cirque. Typhanie Courteau, dans son enquête sur les violences en écoles de cirque préparatoires et professionnelles, menée sur 2021 et 2022, dénonçait des chiffres alarmants : 66% des étudiantes femmes recevaient, de manière répétée, des blagues sexistes), 4% des femmes ont eu un rapport non consenti par peur des conséquences d’un refus, 3% ont été forcées par chantage et/ou menaces à avoir un rapport sexuel… Les conséquences sur la santé mentale sont importantes : développement de troubles psychologiques, perte de la confiance en soi, développement de troubles du comportement alimentaire (notamment face à des critiques répétées sur le poids) ; dysmorphophobie, etc. Le sujet est complexe mais heureusement moins tabou aujourd’hui. Des campagnes de prévention et de sensibilisation sont proposées dans les écoles ainsi que l’affichage de numéros verts, la présence de comités référents sur ces sujets au sein des écoles, ou encore la mise en place auprès des étudiants et des intervenants de journées de formation/sensibilisation sur les thèmes du harcèlement, du consentement, des agressions (des associations comme Speak out ou Nous toutes sont spécifiquement formées sur ces thèmes). Si les réponses peuvent sembler évidentes, sur le terrain, elles sont plus complexes à appliquer. En effet, le milieu artistique implique des spectacles où la proximité est parfois maximale, où se toucher est la norme, contexte propice aux dérives. Comment protéger les élèves et les intervenants sans mettre en place des protocoles qui alourdissent les formations et créent parfois de nouvelles frontières entre les personnes ?Des chartes sont rédigées par certaines institutions afin de s’accorder sur les codes de « bonne conduite ».
- Conflits de valeurs
- La qualité de travail empêchée : elle fait référence à l’inadéquation entre les moyens mis en place et les ambitions des élèves (ne pas avoir les bons agrès à disposition, ou les techniciens nécessaires à des jeux d’éclairage, par exemple). Dans le milieu du spectacle, on peut y ajouter une autre lecture, à la frontière de la catégorie précédente (rapports sociaux dégradés). La société se complexifie et s’hystérise rapidement sur des thèmes polémiques (plus ou moins identifiés). Des spectacles avec des positionnements politiques, religieux, sociétaux forts, peuvent se heurter à des censures (de la part des artistes, des salles de programmation ou des écoles). Les mêmes réticences peuvent être exprimées sur des expositions à la nudité, à la violence, etc. A cela s’ajoute le fameux « peut-on rire de tout ?» qui défraie encore largement les chroniques (notamment avec l’ « affaire ?» Meurice). Certains étudiants choisiront une approche directe, conforme à leurs convictions artistiques, quand d’autres choisiront l’apaisement en aseptisant certaines créations. Choisir de porter des messages polémiques peut également engendrer la mise en place de dispositifs de sécurité. Cette année, la lecture de contes pour enfants, proposée par des Drag-queens, a été malmenée avec des déprogrammations demandées par des partis politiques ou des « comités de parents vigilants » (programmation maintenue malgré la polémique par la ville de Lyon, mais annulée par celle de Toulouse) et par des perturbations sur place (notamment à Rennes) amenant les autres lieux de programmation à revoir leur dispositif de sécurité afin de maintenir ce spectacle dans de bonnes conditions.
- Le travail inutile : il s’agit ici de temps de travail imposé qui ne sera pas mis à profit ultérieurement. Hormisdes périodes particulières telles que celle de la pandémie, au cours de laquelle certains spectacles ont été répétés et non joués en public, je n’identifie pas, à ce jour, de facteurs de risques de ce type dans les formations d’artistes puisque la création, quelle qu’elle soit, est source d’apprentissage.
- Insécurité de la situation de travail
Dans le rapport de Gollac, cette catégorie fait référence à la précarité des contrats, au maintien du niveau de salaire, à des restructurations au sein de l’entreprise, à l’incertitude sur l’avenir du métier. L’insécurité financière est une réalité pour bon nombre d’étudiants qui ne bénéficient pas toujours de bourses d’études et/ou d’un soutien financier familial. Pouvoir mettre à disposition une assistance sociale, prévoir un espace pour aborder les difficultés financières et administratives, est essentiel (les écoles artistiques sont rarement sur les Campus et les services du CROUS ne sont pas toujours accessibles). Le caractère « non essentiel » du monde du spectacle durant la pandémie a ajouté de l’insécurité sur le statut d’intermittent, toujours plus précaire. Une aide à l’insertion dans la vie professionnelle (nécessité ou pas de prendre un agent, choisir ses contrats, etc) semble également être un facteur de protection lors des études. A cela s’ajoute le contexte sociétal anxiogène avec, de nouveau, un plan Vigipirate avancé, qui nécessite, en raison de menaces sur la culture, la présence d’agents de sécurité (plus ou moins forte en fonction des spectacles), réactivant chez certains le spectre de drames comme celui de Bataclan.
Cet article n’a pas pour ambition d’être exhaustif sur les facteurs de risques d’altération de la santé des étudiants au sein des grandes écoles. Il se veut être un support de réflexion, en identifiant des moyens de compensation possibles. Chaque étudiant, de par son histoire, sa personnalité, son cercle social, sera plus ou moins résistant face à des stresseurs, inhérents aux études. Pour autant, identifier le rôle des écoles et leurs moyens d’action est un des leviers d’amélioration du bien-être de nos artistes en herbe.